A l’approche de l’élection, Le Soir sillonne la France. Pour que l’uberisation fonctionne, il y a urgence à définir un nouveau socle social.

L’ubérisation, un ennemi qui nous veut du bien ? Avec un livre au titre un brin provoc, Denis Jacquet, cofondateur de l’observatoire français de l’ubérisation, veut séparer le bon grain de l’ivraie.

La nouvelle économie ne doit ni être un épouvantail ni un miroir aux alouettes, dit-il. C’est une révolution qu’il convient d’accompagner, estime cet entrepreneur, lui-même aux commandes d’une entreprise de Digital Learning. Alors qu’en France, Uber, le géant mondial du transport VTC (voiture avec chauffeur) recrute massivement parmi les jeunes de banlieue, Denis Jacquet estime qu’il faut définir un nouveau socle social pour ces travailleurs de l’économie 2.0. Il n’est pas admissible que des livreurs en vélos ou des coursiers en rollers n’aient aucune sécurité sociale ni aucune garantie en cas d’accident.