A l’heure de la mondialisation comment réindustrialiser en mettant le digital au service de l’infiniment petit. Pourrions nous faire de chaque foyer “une industrie”, de chacun d’entre nous un producteur? Irréaliste et donc possible?

Et si le gigantisme favorisait les « nains ». Si la mondialisation accouchait d’une extrême localisation. Si la menace d’uniformité, par la consommation accouchait d’une infinie personnalisation. Si le monde du digital finissait par singer l’être humain et vivait en fait de tout ce qui est invisible. La structure nucléaire, atomique, les neutrons, les protons, qui donnent naissance à tous les phantasmes de la « quantum physic ». Sans le savoir, en cherchant à répliquer l’être humain, nous pourrions créer une société nucléaire, parfait calque « dehors » de ce qui se passe « dedans ». Un fantasme ?

Le monde est constitué de paradoxes. De la force des contraires. L’humanité est à elle seule une injonction paradoxale. C’est ce qui fait son charme, et sa tristesse à la fois. Sa force et ses injustices. L’imperfection y est nécessaire, car elle permet une définition éventuelle de la perfection. La différence permet la comparaison, mais aussi le rejet. La comparaison permet le choix, contribue à l’esprit critique et permet à l’homme de se donner l’illusion de faire des choix. Et il en fait. Des choix qui ont des conséquences. Ridicules à l’échelle du temps, mais parfois déchirantes à l’échelle de son temps. Mais la somme de ces décisions et de ces choix pourtant ridicules à l’échelle de l’univers, façonne notre monde. Pourtant il obéit à des lois jusqu’alors immuables.