Ce dernier a lui même fait l’objet de tellement de distinctions selon qu’il est public ou privé, selon la branche ou l’accord qui l’encadre, que personne n’y distingue plus rien. Le droit du travail français est une fourmilière dans laquelle seuls les initiés parviennent à se diriger. Mais les dirigeants de PME restent à l’écart car ils n’ont pas les moyens de comprendre sa course folle. A l’heure où la plupart de nos PME sont au bord du gouffre (le taux de défaillance est élevé), il est encore des candidats pour trouver une raison de leur ajouter des obligations supplémentaires, comme une sur-syndicalisation. Certainement la clé de leur réussite ! Cette fourmilière fait « tache » au milieu de notre paysage vierge de mesures intelligentes et réfléchies destinées à développer la croissance et donc l’emploi des Français qui s’appauvrissent malgré les apparences. Ils en sont désespérés, prêts à voter pour le premier joueur de flûte venu.

Il faudrait définir ce qu’est un emploi en 2017. On a fini par confondre le statut, les droits et obligations qui le définissent, et l’emploi lui-même. Un emploi c’est d’abord une envie et une passion, et sa rencontre avec une offre disponible. L’envie de faire ce qui passionne, autant que possible, car tous les emplois ne sont pas épanouissants.

A force de vouloir encadrer et « intermédier » le travail, on a fini par le déconnecter de son contenu, de sa finalité. La forme l’a emporté sur le fond. Le droit l’a emporté sur la passion. Sa préservation sous une forme ancienne excite toutes les attentions de ceux qui ont fait de sa défense et la préservation du statu quo un fonds de commerce rentable qui alimente leur rente et leur paresse intellectuelle.