Je déteste les prix bas. Je déteste le pouvoir d’achat. Je hais ceux qui le prônent à longueur de publicité. L’obsession du pouvoir d’achat nous a conduit à l’impuissance économique. A l’impotence. Le prix bas signifie la fin des marges, et donc de l’investissement. Et au final de l’emploi. Le pouvoir d’achat a garantit une seule certitude, des prix toujours plus bas pour un chômage toujours plus haut. Nous sommes, sans surprise, le pays roi de la grande distribution et le pays roi du chômage. Non que cette industrie soit à jeter avec l’eau d’un bain déjà bien sale.

Mais elle doit se réformer au plus vite, car elle a pollué la vision des français sur les prix et leur formation. Il a insidieusement, année après année, persuadé les français qu’il était sale de vendre au prix et entraîné la confusion entre le prix brut du produit et le travail humain qui l’accompagne, qu’on a ainsi nié et anéanti. Ces acteurs économiques ont le pouvoir de vendre autrement et de délivrer d’autres messages. Nous comptons sur eux. Derrière chaque prix baissé, il y a la baisse du salaire d’un homme et au delà d’un seuil, c’est son emploi même qui tombe.

Pourquoi cet énervement à quelques jours des vacances, cette période béate qui marque le retour de l’insouciance, des jours heureux, qui pousse à mettre sous le sable les problèmes majeurs pour les repousser à la rentrée ? Simplement parce que, ce matin, je conduisais en rentrant d’une séance intensive de sport destinée à acclimater mon physique aux normes en vogue dans les magasines de mode estivale, et juste avant de retirer la clé du contact, je tombe sur une publicité d’Intermarché (cela aurait pu être Leclerc ou un autre) …