Trente-trois personnalités proposent de débattre à l’automne de nombreuses propositions : septennat unique, droit de pétition, reconnaissance du vote blanc, nombre et statut des élus, le non-cumul des mandats dans le temps, prestation de serment des élus, contrôle de l’application de la loi…

Cette « drôle de campagne » s’achèvera dans vingt-cinq jours et la France aura un nouveau Président. Quel que soit l’heureux élu, en l’état du climat de défiance entre gouvernants et gouvernés, il apparaît évident que sa base de légitimité sera étroite et sa capacité à entraîner le pays sur la voie du renouveau, trop faible.

A la vérité, le système démocratique tel que nous le pratiquons est à bout de souffle. Les difficultés qu’ont eues les gouvernements successifs pour faire adopter leurs réformes (ou échouer à le faire) en témoignent. Elles sont d’origines multiples et proviennent à la fois de nos institutions, des élus et de leur façon de faire de la politique, et du numérique qui détiendra bientôt le potentiel d’entraîner le renversement d’un système rigide, marqué par le manque d’écoute, conçu pour gouverner par le haut et finalement, peu capable de penser et peser sur le temps long.

De nombreux observateurs ont, de longue date, fait le constat des dysfonctionnements du système de gouvernance démocratique, dysfonctionnements qui ne sauraient être simplement réglés par quelques réformes touchant aux organes constitutionnels. Qu’il faille réduire le nombre de parlementaires, c’est vraisemblable ; resserrer le gouvernement, c’est probable ; supprimer quelques comités Théodule, c’est certain.