préparation-pour-2030

On ne devrait pas aimer l’avenir. Il dépend des autres. Mais bonne nouvelle, nous faisons partie « des autres ». Je n’aime pas prédire l’avenir. Car en parler c’est déjà le modifier, et avoir la prétention de décrire un scénario mouvant, devrait être interdit à la télé, radio et sur internet, sous peine de condamnation pour imposture et atrophie intellectuelle à vie.

Je n’aime pas dépendre de l’avenir des autres sans y participer, cela devrait être le cas de chacun d’entre nous. Pourtant, à défaut de le prédire nous pouvons contribuer à le dessiner et donc le construire. Un peu.

Le fait de ne pas connaître le résultat exact n’a jamais empêché l’artiste de peindre sa toile ou sculpter son œuvre. La surprise fait partie de l’avenir, c’est ce qui en fait l’intérêt. Connaître l’avenir c’est s’en priver. C’est une condamnation au présent, la tristesse d’un voyage immobile. Tranquille, mais désespérant.

Ce qui importe ce n’est pas la garantie du résultat, il est imprévisible, c’est d’y mettre de l’application et des valeurs, l’homme restant la valeur ultime et la seule référence. La question étant selon Yuval Harari, Pascal Picq, Laurent Alexandre et bien d’autre : Quel homme ?