Moi président - Image de couverture

Un président doit être un phare dans la nuit, un moteur sans faiblesse, un leader déterminé mais bienveillant, qui tire sa légitimité d’une connexion à la vie réelle couplée à une capacité hors norme de prise de recul sur les choses et la vie.

Il doit avoir la capacité de ne pas céder à l’instant pour être dans l’éternité, de gérer le temps longs et les idées fortes. Il doit le faire pour lui et pour la collectivité. A cette condition l’ambition est un moteur, dans le cas contraire, une fatalité. Aucun candidat, depuis bien longtemps n’offre ces capacités, ce talent, cette envie, cette capacité d’offrir une perspective d’avenir et la description des outils et des hommes nécessaires pour l’atteindre, et de ne jamais trahir, ne jamais faiblir.

Il n’y a pas cet homme ou femme providentielle, ce messie que chacun attendrait les mains tendues et le cœur léger.

Le système politique ne permet pas l’émergence de ce talent-là. Il ne peut venir que de l’extérieur, du terrain, de la terre. Le système en place corrompt les plus vaillants, les plus téméraires et les replacent au plus vite dans un monde endogame, replié sur lui même quand l’ouverture est plus que jamais la qualité essentielle pour réussir. Résister aux habitudes tout en croyant aux répétitions. Le système affermit chaque jour sa dictature du court terme, quand la politique devrait être faite d’une série d’actions à court terme muée par l’obligation du long terme. Le système oblige au mensonge, mais le monde punit désormais, élection après élection, un système qui ment et trompe.